Site internet de la famille Pilliod Histoire |
![]() Index Histoire Généalogie Archives Chartrosses | L'histoire de la famille Pilliod Les origines Le Livre d'or des familles vaudoises (1) note que la famille Pilliod était bourgeoise de Blonay avant 1524. En effet, on retrouve ce patronyme dans les plus anciens registres de reconnaissances des archives de la commune de Blonay (ACB). L'acte le plus ancien que nous ayons retrouvé évoquant ce nom est une reconnaissance de 1461 (ACB GA_1, folio XVII) de Jaquet Pilliod : « Jaquetus, filius quondam Roleti filii Perrodi de domo Bertholdi morans apud castellum de Fruencia » ("Jaquet, fils de feu Rolet, fils de Perrod, de la maison de Berthold, résidant auprès du château de Fruence(2)"). Cette source fait de Perrod Pilliod, qui a vraisemblablement vécu aux alentours de 1400, le plus ancien membre connu de la famille en Suisse actuelle. Il existe également une famille Pilliod originaire de Savoie, en France actuelle, mais dont la parenté avec les Pilliod de Blonay n'est pour l'heure pas établie. Au XVIe siècle, on trouve parfois la dénomination "Jam alias Pilliod" (ACB GA_8) ou "Jam aultrement Pilliod" (ACB GA_16), probablement suite au mariage (av. 1523) de Mermette Pilliod avec Pierre Jam (ACB GA_6), pour désigner leurs descendants. Au XVIIe siècle, la famille devient bourgeoise de Vevey (1638) et de Villeneuve (1678). Un acte du 13 mars 1807, conservé dans les archives familiales, se réfère à un acte de réception de la bourgeoisie de Villeneuve en faveur d'honnorable Jaques Pilliod de Tercier du 2 février 1617. Les derniers membres de la famille possèdent aujourd'hui encore cette triple bourgoisie. Héraldique Il existe au moins quatre versions des armoiries de la famille Pilliod (3). 1. Le document héraldique le plus ancien est décrit par DuMont en ces termes : « une tête de lion arrachée, la pointe de l'écu est soutenue d'un croissant versé ». Il s'agit du cachet de Humbert Pilliod, châtelain de Blonay en 1610. Pour ce qui est des émaux, on représente habituellement l'écu de gueules et les meubles d'or (cf. Rappard, ACV, 1985). 2. Un cachet de 1677 du capitaine S. L. Pilliod à Vevey porte un écu « d'azur au cœur chargé d'un lion issant tenant un trèfle tigé, le cœur sommé d'un trèfle tigé ». 3. Les cachets suivants portent les mêmes armes : « une marque en forme de cœur, les traits se croisant en pointe, sommée d'un trèfle tigé et entourant une tête de lion arrachée ». ![]() 4. Rappard (ACGB) mentionne une version du premier cachet avec des émaux différents : « d'or à la tête de lion arrachée de gueules, accompagnée en pointe d'un croissant versé d'azur ». Parmi les éléments héraldiques récurrents dans ces différents blasons, hormis la figure classique du lion, qu'on retrouve sur les armes de la famille de Blonay, on remarque le cœur, qui est également le symbole du village de Tercier, auquel la famille Pilliod est étroitement liée. ![]() 1. 2. 3. 4. Les biens de la famille Pilliod La famille Pilliod possède, depuis son apparition dans la seigneurie de Blonay, des biens à Tercier, le plus important village de la seigneurie ou paroisse de Blonay... ![]() Les notables de Blonay La famille Pilliod a donné depuis très longtemps à la commune de Blonay des notables aux différentes fonctions: membres et présidents du consistoire, de la cour des fiefs, châtelains, syndics et conseillers communaux. Les Pilliod des Etats-Unis Il existe aujourd'hui, on peut le voir sur Facebook, de nombreux Pilliod aux Etats-Unis, dont le plus célèbre, Charles J. Pilliod, Jr. (né en 1918) est un diplomate américain qui fut ambassadeur des Etats-Unis à Mexico de 1986 à 1989 et fut aussi le CEO de la Goodyear tire company pendant 42 ans avant de prendre sa retraîte en 1983. La parenté de cette famille avec les Pilliod de Blonay n'est pas établie à ce jour. (2) La seigneurie et le château fort de Fruence, situés au fond de la vallée du même nom où coule la Veveyse, entre le Moléson et le mont Vuarat, sont cités dans la seconde moitié du XIIe siècle comme fief des seigneurs de Blonay, en possession de la famille de Fruence. En 1244, la seigneurie est placée sous la suzeraineté du comte de Savoie et en 1296, le comte Amédée V l'acheta et la rattacha directement à la maison de Savoie, transférant son siège dans la ville nouvellement créée de Châtel-Saint-Denis. La famille de Fruence (dont le patronyme sera remplacé, au XIIIe siècle, par celui de Châtel) conserva la vidamie jusqu'à son extinction, au XVe siècle. Le château fort et le village, qui comprenait une église paroissiale mentionnée pour la première fois en 1228, étaient situés au sud-ouest de l'actuel hameau de Fruence, sur un éperon rocheux au confluent des deux cours d'eau formant la Veveyse. Ils furent abandonnés vers 1296/1301 à la suite de la construction de Châtel-Saint-Denis. (Source: Dictionnaire historique de la Suisse, DHS) (3) D. L. Galbreath, Armorial vaudois, 1936 ; François J. Rappard, Armorial vaudois (1936-1996). |